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Dada vous dit bonjour

 
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Dada vous dit bonjour
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Dada68
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Message Dada vous dit bonjour Répondre en citant
Salut les boulets
Et c'est tout ce que j'ai a dire, dire plus reviendrait à faire l'apologie de l'inutile et du non sens donc je vais plutôt me taire et laisser la place a un autre membre voulant se présenter... en effet il est important de na pas occuper trop d'espace parce que qui aurait envie de lire une présentation inutile et barbante!!!
D'ailleurs en parlant d'inutile cela m'amène à réfléchir sur la profondeur de l'inutilité... et oui j'en connais un rayon sur l'inutilité!!! Puisque moi même je ne sers à rien^^
En tout cas la philosophie de l'inutilité est quand même une véritable façon de vivre!!! D’ailleurs la philosophie est elle (ou pas) inutile?

Je m'interroge en effet sur l'utilité de réfléchir à cette question, sur l'utilité de bûcher pendant quatre heures sur ce thème, et, dans une perspective plus large, sur l'utilité de suivre des cours de philosophie et par conséquent de quelquefois, je l'espère, philosopher. A première vue, et surtout au vu des élèves se triturant l'esprit, la philosophie ne répond pas à des critères d'utilité. A quoi me servirait-il de savoir si oui ou non on peut parler de l'inutilité de la philosophie ? Pourtant la philosophie est enseignée à l'école et les cours sont même obligatoires au lycée ; ainsi il ne semble pas suffisant d'évoquer une probable inutilité de la philosophie pour la récuser. Il s'agit donc de se demander s'il est vraiment pertinent d'interroger la philosophie sous l'angle de son utilité et si le propre de la philosophie réside dans une quelconque utilité.


La philosophie peut, il est vrai, se définir par son inutilité, en tant qu'elle n'a pas vraiment d'impact immédiat et conséquent sur le réel, et qu'elle se caractérise par la propension au doute, à l'indétermination. On peut opposer la philosophie à la science, et aussi la philosophie à la morale, car la philosophie, contrairement à elles, ne peut influencer de façon positive le quotidien de chacun, la vie de tous. La science peut ainsi prétendre à une utilité par les technologies qu'elle crée, qui facilitent la communication, comme Internet par exemple, qui augmentent la production, le rendement, comme les machines agricoles ou les engrais et pesticides, ou qui sauvent des vies, grâce aux différents vaccins par exemple, et notamment celui de Pasteur contre la rage au 19 ième siècle. Ainsi les " progrès " de la science sont palpables, visibles dans nos sociétés, et ressentis par ceux qui y ont accès. Ils se révèlent utiles par différents critères comme nous l'avons vu, à savoir des critères de vitesse, d'efficacité, d'innovation.
La philosophie n'a nullement ce pouvoir d'améliorer le réel, ou tout du moins de le transformer. Elle se distingue également de la politique, en tant qu'elle n'appartient pas comme celle-ci au domaine de l'action. La politique propose et réalise des modifications de la société. Elle possède cette caractéristique de pouvoir influencer très concrètement la réalité d'un Etat, comme du monde. Elle est utile dans le sens où non seulement elle propose, mais aussi elle applique des lois qui tendent à améliorer le réel. Les améliorations, cette utilité donc, est visible et même quantifiable. Ainsi nous indique-t-on que suite à telle loi, le taux de chômage est en baisse, ou que par exemple grâce à la politique du président brésilien Lula, l'écart entre les riches et les pauvres s'est réduit. Une politique est efficace au non, par opposition à la philosophie, qui, elle, ne pourra jamais prétendre voir ses effets nommés et jugés. Et pour cause : la philosophie n'est pas de l'ordre de l'action. Enfin, alors que la morale prescrit de façon précise des obligations concrètes, c'est-à-dire à appliquer de manière stricte dans la vie quotidienne, qu'elle conduit à certaines valeurs, donc, et que, de plus, elle délimite clairement les frontières entre le Bien et le Mal, la philosophie ne s'inscrit pas ainsi dans le réel et n'est donc de ce point de vue pas " utile ". Elle ne tend pas à améliorer directement la vie des gens, ni le fonctionnement de la société.
Au contraire du travail et de la technique qui se définissent en tant que moyens pour satisfaire des besoins, moyens en vue d'une fin déterminée, moyens qui répondent à une utilité, la philosophie ne se présente pas comme un moyen en vue d'une fin et la finalité même de la philosophie reste indéterminée. La philosophie n'a pas de but en soi, même si elle comporte certains objectifs qui varient d'ailleurs selon les philosophes, et elle ne vise aucunement l'utilité. Elle peut même, au contraire, apparaître comme un obstacle à la visée de l'utile. Elle se caractérise en effet par son absence de réponses certaines et immuables, par sa culture du doute. Certes, les philosophes ont parfois cherché à atteindre la vérité, à établir des certitudes, tel Descartes qui recherche un point fixe, une vérité première à laquelle accrocher toutes les autres, mais la philosophie en elle-même n'apporte en fait aucune certitude démontrable et indubitable. Les réponses, les pensées des philosophes, demeurent des réponses personnelles, des appréhensions tout à fait subjectives du réel. Il s'agit bien de traiter de la " métaphysique " c'est-à-dire de ce qui ne relève pas du sensible mais de l'abstrait, de la pensée pure. La philosophie ne peut établir son jugement sur des faits mais seulement sur son jugement, sa capacité à raisonner, sur un " cogito ". Ainsi Socrate affirmait-il : " je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien " : cette propension au doute ne peut permettre d'agir et peut même freiner l'action... Les sceptiques, puisqu'ils pensaient qu'il est impossible de connaître la vérité, prônaient le fait de suspendre son jugement. Mais jusqu'à quel point peut-on se passer de prendre des décisions dans la vie de tous les jours ? C'est proprement cela qui conduit Descartes à proposer une morale pour l'action, en parallèle à ses " Méditations ". En attendant de trouver des réponses, il faut bien se fixer des règles de vie. La philosophie rencontre donc l'obstacle de la réalité immédiate, dont elle ne se préoccupe pas à proprement parler directement. Enfin la philosophie se définit par son aspect atemporel. En effet, elle ne subit pas les contraintes du temps, elle nécessite au contraire de " prendre son temps ". De ce point de vue encore, elle s'oppose à l'action, qui, elle, s'inscrit à la fois dans l'espace et dans le temps.
La philosophie n'est pas utile parce qu'elle n'a pas un pouvoir d'action concrète sur le réel. Elle est inutile dans le sens où elle ne se préoccupe que de données abstraites, qu'elle ne donne lieu à aucune certitude, que ses objectifs restent indéterminés, et qu'elle se situe hors du temps. Loin de proposer une amélioration de la vie des hommes, elle peut au contraire la compliquer et même la paralyser. Cependant, la philosophie est une donnée inhérente à notre monde. Elle s'inscrit dans l'histoire de l'humanité, elle est présente à travers un très grand nombre de civilisations. On peut alors s'interroger sur l'intérêt qu'elle présente et sur le fait que son inutilité ne soit pas suffisante pour la récuser.


Ainsi nous (la société, chaque être humain) ne pouvons nous autoriser à récuser la philosophie en raison de son inutilité, parce qu'elle présente des intérêts certains, certes inquantifiables, comme nous l'avons vu, mais bel et bien existants. Nous pourrions aussi évoquer l'utilité de la " production " de certaines idées philosophiques. La philosophie peut se révéler utile en tant qu'elle oriente l'action et qu'elle apporte une compréhension du réel.
Rappelons tout d'abord que, étymologiquement, philosopher signifie " aimer la sagesse ". la philosophie se propose donc de tendre vers un idéal de sagesse, de bonheur. Elle guide les hommes en fonction de cette aspiration et en fonction de divers moyens pour y accéder. Ainsi les stoïciens développent le concept d'un mode de vie tourné vers l'ataraxie, c'est-à-dire l'absence de troubles. Il faut pour cela, disent-ils, distinguer ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas, et nous satisfaire de ne modifier que les choses que nous avons la capacité de changer ; Descartes, reprenant ces idées, disait : " mieux vaut changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde ". Pour atteindre un possible bonheur, il faut davantage penser à soi qu'au monde. Les épicuriens formulent de même des maximes qui visent à réaliser un état d'ataraxie et de bonheur chez l'homme. Ils recommandent ainsi de ne pas avoir peur ni de la mort ni des dieux et de trier nos désirs, c'est-à-dire de distinguer ceux qui sont réalisables de ceux qui ne le sont pas. Les philosophes prescrivent donc des orientations, des conseils quant aux modalités de la vie. Ils proposent également des fictions politiques, voire les réalisations de certains régimes. Rousseau dans son Contrat social, détermine ainsi les principes de l'Etat de droit, de volonté générale. Ces principes servent aujourd'hui de fondements au régime républicain démocratique. A travers sa pensée existentialiste, Sartre développe l'idée selon laquelle l'homme se constitue par ses actes, qu'il est absolument libre, c'est-à-dire responsable de ses actions. Une telle thèse pose l'homme comme un être d'action et ne peut donc que le pousser à agir, et à agir avec précaution, en tant justement qu'il est responsable de ce qu'il fait, à l'inverse d'une conception déterministe de l'homme.
Les philosophes cherchent également à comprendre le réel, à l'expliquer. Comme l'indique
la citation du temple de Delphes, " connais-toi toi-même " : il s'agit avant tout de savoir qui nous sommes. Il est indéniable que la philosophie tend aussi à nous rapprocher de la vérité. Nous n'oublions pas que la philosophie n'est pas une science et qu'elle n'apporte donc aucune connaissance ; mais elle stimule les sciences, leur indique des orientations de recherche, et fournit des interprétations du réel. Nous pensons par exemple à Locke et à Hobbes qui ont fourni des explications quant au passage de la société à l'Etat, et qui, par la même occasion, définissent ce qu'ils entendent par Etat. Nous pensons également à Merleau-Ponty qui propose une nouvelle interprétation de la perception. La philosophie, de ce point de vue, permet une compréhension du réel. Cette compréhension est évidemment nécessaire à l'évolution de l'homme, à son impact sur le monde. C'est en s'interrogeant sur ce monde, qu'il arrivera à s'approprier ce monde, comme lui-même, et donc à vivre mieux.
C'est ainsi en s'interrogeant, en doutant, que l'homme devient également tolérant, convient de son humanité et de la complexité de celle-ci. Par la pensée philosophique, l'homme s'affranchit ainsi d'une certaine " barbarie ", c'est-à-dire qu'il prend de la distance avec soi-même et qu'il apprend à être maître de lui. Sans pour autant dire que la philosophie est le remède miracle, la solution contre le chaos et pour la paix, on peut noter qu'elle participe à un mouvement d'émancipation, qu'elle favorise le dialogue. Nous ne négligeons bien sûr pas des théories philosophiques violentes comme celles de Nietzsche mais il nous semble tout de même nécessaire de remarquer que la philosophie, en tant qu'un chemin vers la sagesse, ne peut qu'être un moyen de devenir sage, donc le plus humain possible.
La philosophie oriente ainsi les pensées et donc les actions des hommes. Elle est nécessaire pour les sociétés en tant qu'elle conduit à un idéal de sagesse, qu'elle marche vers le Beau, le Bien, le Vrai, selon l'expression de Platon. A cet égard, elle peut apparaître comme utile. Cet adjectif est pourtant à employer avec précaution. Il semble que la philosophie soit plus " essentielle " à l'homme qu' " utile " , comme nous la verrons dans notre dernière partie.


Il n'est pas ainsi approprié de parler d'utilité, ou même d'inutilité, à propos de la philosophie. En tant que réflexion, que passion, qu'essence même de l'homme, la philosophie se préoccupe peu de son utilité.
Il ne s'agit pas de " produire " de la pensée, encore moins de la pensée utile, mais bien plutôt de réfléchir. Comme Montaigne le disait à propos de l'éducation des enfants dans son chapitre " De l'instruction " des Essais, il faut avoir " une tête bien faite plutôt qu'une tête bien pleine ". La philosophie apprend à réfléchir, à problématiser, plutôt qu'elle ne cherche à établir des certitudes, des connaissances. On pourrait aussi l'opposer à l'histoire, aux sciences de l'homme, qui comme la philosophie, cherchent à comprendre le monde, l'être humain et la société, mais qui se basent sur les faits et qui établissent des certitudes et même des lois. Descartes disait : je ne suis pas plus intelligent qu'un autre, mais j'ai une méthode, soulignant ainsi le désir de structurer sa pensée, de lui fixer des règles, formulant en quelque sorte le propre de la philosophie. Rappelons à ce propos que la philosophie s'attache à la raison, qu'elle se veut donc essentiellement logique.
La philosophie " aime ". C'est un plaisir, une passion, et en cela, elle ne peut se définir par son utilité. On peut s'interroger d'ailleurs sur un possible parallèle entre ce qui est plaisant mais pas utile, comme l'amour, l'art, la philosophie, et ce qui est désagréable mais utile, comme le travail, dont l'étymologie est " tripalium ", c'est-à-dire instrument de torture. Bien sûr il s'agit de ne pas faire d'amalgame, ce qui est utile peut être plaisant. Mais la philosophie est un plaisir avant tout et de plus une donnée qui semble inhérente à l'homme. La vie, en effet, ne peut se réduire à des considérations matérielles. L'homme est également un esprit, un esprit pensant. Pour Descartes, il est même avant tout un " cogito ". L'homme a besoin de s'épanouir de façon intellectuelle et psychologique en réfléchissant, en se posant des questions, en appréhendant l'abstrait. Et soulignons que même s'il s'agit d'un besoin pour l'homme de philosopher, la philosophie ne représente pas quelque chose d'utile pour l'homme, mais plutôt quelque chose de nécessaire, d'essentiel. Ainsi, pour Socrate, la philosophie est une maïeutique. Chaque homme est philosophe, il faut le faire accoucher de sa faculté philosophique. La philosophie ne s'enseigne pas puisqu'elle est à l'intérieur de chacun d'entre nous.
Il ne semble pas approprié de parler de l'utilité de la philosophie puisque la philosophie ne se définit absolument pas par cette donnée, mais bien plutôt par la réflexion et le plaisir qu'elle suscite. En tant qu'inhérente à chaque être, il semble de plus qu'elle soit impossible à récuser. Le critère d'inutilité est totalement insuffisant pour récuser la philosophie.


Le propre de la philosophie ne réside pas dans son inutilité ou son utilité, et donc son aspect inutile indéniable n'est pas en mesure de nous déranger. Nous ne demandons pas à la philosophie d'être utile. Pourtant, à certains égards, elle peut l'être, ou plutôt elle présente des intérêts non négligeables. Celui par exemple de nous faire réfléchir sur le fait que tout ne se réduit à l'utile, qu'il est possible de se dégager de cette notion parfois dangereuse comme lorsqu'elle nous fait tomber dans l'utilitarisme. Ainsi la philosophie nous apprend-elle qu'il vaut mieux parfois privilégier l'intérêt de l'autre par rapport au sien, ce qui ne présente rien d'utile. Mais ce qui ne nous paraît pas utile directement peut l'être à une échelle plus grande, comme celle de l'humanité. Ce qui n'est pas utile immédiatement, concrètement, peut l'être dans une dimension plus large. C'est le cas de la vertu et de la philosophie. Ainsi la philosophie est moins utile que nécessaire.
Et quand est il donc de la paix en tant que philosophie? devons nous chercher la paix ou attendre que notre âme le retrouve?

La philosophie elle-même tient sur la paix des discours contradictoires dans lesquels la guerre semble un terrain plus fertile. L'ataraxie des stoïciens se définit, par exemple, comme une « absence de troubles » et place plutôt l'énergie de la recherche philosophique dans le combat dont elle est le prix. Plus encore, la paix a contre elle un silence satisfait qui fait dire à Spinoza : « Quelquefois, il arrive qu'une nation conserve la paix à la faveur seulement de l'apathie des sujets, menés comme du bétail et inaptes à s'assimiler quelque rôle que ce soit sinon celui d'esclave. Cependant, un pays de ce genre devrait plutôt porter le nom de désert, que de nation ! » (Traité de l'autorité politique, V, § 5). Au contraire, la guerre se voit parfois considérée comme un état quasi naturel où l'homme manifeste, certes, ses pulsions d'agressivité et d'autodestruction, mais où il puise et épanouit aussi ses qualités majeures. C'est la guerre, assure-t-on, et non la paix, qui est créatrice des valeurs d'ordre et de justice. En effet, l’établissement du droit suppose nécessairement l’exercice d’une souveraineté dans un espace géographique concret : l’autonomie et la souveraineté s’accomplissent aussi dans la vie matérielle des hommes, ce qui implique le contrôle des ressources économiques. Dès lors, l’exercice de la souveraineté politique ne peut éviter la guerre comme moyen de défense collective, comme outil de conquête, mais aussi comme instrument de libération. On se souvient des propos de Nietzsche : « En attendant nous ne connaissons pas d'autre moyen qui puisse rendre aux peuples fatigués cette rude énergie du champ de bataille, cette profonde haine impersonnelle, ce sang-froid dans le meurtre uni à une bonne conscience, cette ardeur commune organisatrice dans l'anéantissement de l'ennemi... que ne fait n'importe quelle grande guerre.» (Humain trop humain, § 477). Est-ce à dire qu'il est impossible de cerner le concept philosophique de la paix ? Il n'en est rien sans doute, mais il est difficile de penser la paix indépendamment de la guerre (« la paix démontre et confirme la guerre; la guerre à son tour est une revendication de la paix » écrit P. J. Proudhon, La Guerre et la Paix, 1861), au point que l'on puisse raisonnablement mener des guerres pour garantir la paix. C'est ainsi dans un esprit pacifiste que l'Église catholique inspire et finance les « guerres saintes », et la fameuse « Trêve de Dieu » (Xe siècle) correspond davantage à la volonté de modérer les excès des guerres que de les abolir. Au XVIIIe siècle, les spéculations d'Emmanuel Kant (Projet de paix perpétuelle, 1795) ou de l'abbé de Saint-Pierre (Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe, 1713) ouvrent la voie à une réflexion plus générale : le projet kantien est avant tout une réflexion pour sortir les États de leur état de nature (celui de leurs conflits perpétuels) par l'idéal cosmopolitique de la paix universelle. Mais ces thèses ont paru utopiques et les hommes politiques ne s'expriment pas sur le sujet, craignant précisément de passer pour naïfs (on lira à ce propos les ricanements qu'inspire à Voltaire le commentaire enthousiaste du projet de l'abbé de Saint-Pierre par Rousseau). Est-ce donc faire preuve de plus de réalisme que de douter de l'établissement définitif de la paix ? Celle-là même, il est vrai, que nous croyons vivre aujourd'hui en l’absence de guerre ouverte est, en fait, une modalité particulière de conflit, où la rivalité s’exerce essentiellement dans le champ économique. Car pouvons-nous nous dégager de la nature essentiellement conflictuelle du système social ?
Pourtant, si, de fait, l'Histoire humaine se confond avec celle des guerres, la quête de la paix est inscrite dans la trame souterraine qui traverse les siècles et y fait valoir les mêmes exigences. La paix apparaît en effet comme un état essentiellement instable qui ne s'étend jamais simultanément à l'ensemble des pays. C'est dans l'effort pour la maintenir ou la conquérir plus durablement - le courage dont nous entretient Jaurés, la « longue défiance des passions » appelée par Alain - que la philosophie trouve sa place : « Pour mériter la paix il ne suffit pas de ne pas désirer la guerre. La véritable paix suppose un courage qui dépasse celui de la guerre: elle est activité créatrice, énergie spirituelle.» (E. Jünger, La Paix). La paix n'exclut donc pas les rivalités, les luttes et les conflits. Dans ses réflexions sur l'amitié, Aristote définissait ainsi la concorde comme un équilibre auquel doivent sans cesse veiller les hommes de bien, attentifs à ce que jamais l'intérêt particulier ne vienne à l'emporter sur l'intérêt général. Dans ces conditions, la paix devient un sujet de réflexion spécifique, source véritable du droit : l'innovation pacifiste consiste à penser la paix en soi, indépendamment de son support politique et non plus sur la base de traités consignant un rapport de forces.
Faut-il donc établir un archétype de la paix ou continuer de la positionner vis-à-vis de la guerre ? Les œuvres, au fil de notre problématique, nous aideront à répondre à la question et à donner peut-être du sens à cette « existence apaisée » qu'Herbert Marcuse assigne à l'homme comme fin dans l'Histoire.

Donc pr en revenir à WOS ben... Rentrons dans le lard de tout ces boulets qui nous les brisent et surtout attaquons dans le dos et partons tres vite en courant apres!!!!!


A+ les gens

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Je suis l'homme qui sert a rien, si tu as besoin de rien viens donc me rendre visite^^

Lun 19 Jan - 18:06 (2009)
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